Langues régionales. Une victoire collective, trans-partisane, symbole d’ouverture et de reconnaissance !

La proposition de loi langues régionales vient d’être adoptée à l’Assemblée Nationale !


Les députés se sont mobilisés pour ce texte ambitieux en adoptant notamment :
✅ la reconnaissance officielle de l’enseignement immersif
✅ le versement du forfait scolaire pour soutenir l’enseignement


Une victoire collective, trans-partisane, symbole d’ouverture et de reconnaissance pour la vitalité culturelle et patrimoniale de notre Nation… et de notre Bretagne !

[EN VIDEO] La Bretagne résonne sur le parvis du Palais Bourbon pour mettre à l’honneur ce vote historique sur les langues régionales.
https://fb.watch/4PPOhuuCkm/

Culture. Une attention particulière à nos petits festivals.

Suite à mon entretien avec Alain Le Loupp, le président du Festidreuz, j’ai adressé un courrier à la Ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour l’alerter sur la situation des petits festivals : le plan d’actions pour la saison des festivals à venir doit intégrer leurs besoins et leurs particularités.

Madame la Ministre,
La situation sanitaire que nous vivons depuis bientôt une année est lourde de conséquences pour le monde de la culture. Les fermetures de sites et les annulations d’évènements ont presque arrêté la vie culturelle en France. Malgré les aides importantes octroyées par le gouvernement pour permettre à ce secteur de surmonter la crise, le manque de perspectives est source d’inquiétudes, voire de frustrations pour des personnes qui souhaiteraient de retour pouvoir vivre pour et de leur passion. Je sais à quel point vous souhaitez apporter les réponses les plus adaptées à la situation sanitaire et à chaque activité, c’est pourquoi vous vous êtes entretenue le 29 janvier dernier avec plusieurs responsables de festivals français. A l’issue d’une période de travail et de réflexions, vous annoncerez le 15 février prochain un plan d’action et des propositions concrètes pour la prochaine saison des festivals. Je tiens à attirer votre attention sur la place des petits festivals dans ce plan d’action. En effet, nombre d’entre eux n’adhèrent pas au PRODISS, le syndicat national du spectacle vivant et de la variété, et connaissent des réalités bien différentes de celles des grands évènements.
Très présents en Bretagne, les petits festivals forment l’identité culturelle des étés de la région. Ils reposent principalement sur un fort engagement associatif local, et réussissent à offrir des prestations de très grande qualité à un grand nombre de festivaliers. Leurs caractéristiques ne sont celles des grands festivals et doivent impérativement être prises en compte pour rendre vos propositions opérationnelles au plus grand nombre d’évènements. Aussi, je vous demande d’intégrer au mieux leurs besoins et leurs particularités dans le plan d’action qui sera proposé aux festivals la semaine prochaine.
Je vous prie de croire, madame la Ministre, à mes salutations distinguées.

Annaïg Le Meur,
Députée du Finistère

Culture bretonne. Vigilance sur la préservation des langues locales.

Alertée par le secteur associatif de l’initiation au Breton de sa circonscription, j’ai écrit
au Ministre de l’éducation nationale pour l’avertir des risques d’appliquer une circulaire en date de 2017 relative à l’enseignement des langues régionales. Cette circulaire prévoit d’autoriser les heures d’enseignement de langues régionales en école élémentaire sur les seules heures d’enseignement de langues vivantes et non plus sur l’ensemble des disciplines scolaires.

Appliquée de manière stricte, la circulaire aurait pour conséquence de mettre en concurrence directe l’enseignement d’une langue régionale avec celui d’une langue étrangère tel que l’Anglais. Cela reviendrait à mettre les parents devant le dilemme de privilégier une langue par rapport à l’autre alors que l’excellence scolaire de cette filière d’enseignement fait ses preuves depuis longtemps.

Il s’agit de revenir à l’application antérieure ; un volume horaire d’enseignement d’une langue régionale pris sur l’ensemble des disciplines scolaires et non pas sur les seules heures d’enseignement de langues vivantes. Un enfant pourrait donc continuer de suivre un enseignement en plusieurs langues, régionales et étrangères.

C’est pourquoi, je suis à l’initiative d’un courrier au ministre pour l’avertir sur ce risque et lui demander une modification en ce sens de la circulaire. Cosigné par 30 parlementaires issus de la Bretagne, de l’Alsace, de l’Occitanie, du Pays Basque et de l’Outre-Mer, ce courrier traduit une réelle inquiétude pour l’enseignement de nos langues régionales.

Visite ministérielle. Culture : la vitalité de l’offre jeune public saluée par Franck Riester.

A l’occasion d’un déplacement en deux étapes dans le Finistère, le Ministre de la Culture a pu prendre la mesure de la vitalité, de la dynamique et de la mobilisation des acteurs du monde de la culture sur ce territoire et de l’intérêt des publics, plus particulièrement des jeunes publics, pour l’offre culturelle qui leur est proposée.

Après une halte à Daoulas où il a pu apprécier l’exposition « Liberté, Égalité, Diversité », le Ministre de la Culture s’est rendu à Châteaulin. Au contact de lycéens, il a abordé l’opportunité des « Pass culture« , le Finistère étant département pilote dans expérimentation visant à faciliter l’accès à la culture pour les jeunes grâce à chèques-cadeaux dédiés.

L’après-midi, direction Quimper où j’ai été ravie de lui présenter la HIP HOP NEW SCHOOL 29, la scène Très Tôt Théâtre – Quimper et le Musée des beaux-arts de Quimper.

« La culture est un des piliers de l’émancipation individuelle et de notre mémoire collective. »

A. Le Meur.

Sport, tourisme & culture. Un amendement voté pour protéger l’antériorité.

Fruit d’un travail de près d’un an, l’amendement que je portais sur la protection juridique du principe d’antériorité est élargie aux activités sportives, touristiques et culturelles déjà existantes a été voté aujourd’hui, à l’Assemblée nationale.

Extrait de mon interview du 20 janvier 2020 dans Le Télégramme sur le sujet :

Comment êtes-vous arrivée à porter devant l’Assemblée nationale cet amendement qui fait prévaloir le principe d’antériorité d’un lieu culturel, en cas de conflit avec les riverains ?

Lors de la venue de Françoise Nyssen, en 2018, avait été abordée la question du Run Ar Puñs, salle de concert à Châteaulin, qui était soumise à des pressions de voisinage. Richard Ferrand était présent. Il m’a alors été proposé de prendre en charge ce sujet, depuis longtemps porté par les associations. Une proposition de loi a été travaillée pendant un an, dans le cas où l’amendement ne passerait pas. Mais il a fait consensus.

Que dites-vous aux riverains qui cherchent la tranquillité ?

Je suis dans le « en même temps ». Je défends les deux. Les gens ont le droit au sommeil, mais les exploitants aussi ont le droit de créer une animation dans nos villes. Il faut savoir que cet amendement ne concerne pas les activités de bars mais culturelles : les concerts, les festivals, les fêtes de villages. Je me suis rendu compte que plusieurs endroits avaient été concernés par des recours, que l’on peut considérer comme abusifs, du voisinage, sur des activités préexistantes à l’installation des riverains. Ensuite, j’ai voulu aller plus loin et l’étendre aussi aux activités touristiques et sportives.

J’imagine que la mesure n’est pas très populaire auprès d’une certaine partie de la population ?

Il faut savoir que la notion d’antériorité, elle existe depuis longtemps pour l’agriculture, les aéroports, le commercial. Les bars étaient déjà dans la loi. Beaucoup de gens m’ont écrit en me disant que j’autorisais les bars à faire du bruit en bas de chez eux. C’est faux, nous n’autorisons pas à faire du bruit. C’est aux gérants des établissements en question d’éduquer leur clientèle ou de mettre en place des installations pour réduire les nuisances sonores. Mais nous ne sommes pas d’accord qu’on dise stop au Festival de Cornouaille parce que le biniou gêne le voisinage, par exemple. Nous recherchons le vivre ensemble et que nos centres-villes restent vivants, le soir aussi.

Langue bretonne. Les communes ont désormais la possibilité de financer les écoles bilingues.

La loi pour une école de la confiance sera promulguée cet été et proposera, parmi les nouvelles dispositions, un nouvel article permettra de mieux financer les écoles Diwan en favorisant le versement du forfait scolaire communal.

Ce 12 juin, la commission mixte paritaire statuant sur le projet de loi sur l’éducation du ministre Jean-Michel Blanquer a validé un amendement permettant d’octroyer une aide financière supplémentaire aux écoles Diwan. Députés et sénateurs se sont mis d’accord sur une rédaction commune du texte.

La loi pour une école de la confiance, dite loi Blanquer, a introduit une nouvelle disposition concernant le forfait scolaire des écoles Diwan. Cette disposition est entrée en vigueur à la rentrée 2019, elle ne nécessite pas de décrets d’application car la loi est suffisamment précise. Désormais, le versement du forfait scolaire communal “fait l’objet d’un accord” entre la commune de résidence des élèves et l’école qui dispense un enseignement bilingue de langue régionale (à la condition que la commune de résidence ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale). À défaut d’accord, le représentant de l’État réunit le maire de la commune de résidence et le responsable de l’école afin de permettre la résolution du différend “dans l’intérêt de la scolarisation des enfants concernés”.

Une nouvelle fois, les élus bretons ont fait corps pour améliorer le développement des langues régionales. Nous nous réjouissons de cette décision.

Pour rappel, conformément aux engagements du ministre, des avancées ont eu et continueront d’avoir lieu en faveur de l’enseignement de la langue bretonne en mai dernier : – la création de modules en langue régionale en première et terminale
– la possibilité à partir de 2021 de passer les épreuves de contrôle continu au Bac notamment l’histoire-géographie et les matières scientifiques en langue bretonne
– la possibilité pour les maires de verser le forfait communal, en cas de scolarisation pour suivre une langue régionale dans une autre commune, a été étendue aux écoles privées sous contrat (des amendements ont été déposés dans le cadre de la loi pour une école de la confiance afin que cette possibilité devienne une obligation).